Tout c’qui brille… (txt)
Gwenzel
Surprise surprise, j’suis le gâteau pas la cerise
Tu sais, j’me contente de peu comme le bonheur dans un sourire
Moi j’aime le luxe mais pas le Rap BCBG tu sais
Moi j’aime le son quand on me dit que c’est baisé, allez !
Et puis tant mieux si ça roule et si ça marche
Mais pourquoi Crésus me tend sa main et non sa maille
Je vis mes rêves quand mes cauchemars sont sûrement contre
J’vis sur les restes, et la sécheresse sur mon compte
J’attends sur l’banc, dans les tribunes ou les gradins
La thune appelle la thune alors j’me dis qu’c’est une catin
Crois-moi, car j’aime le blé, l’oseille et la thune
Mais faudrait qu’je fasse la sourde oreille aux conseils de ma plume
Tu sais j’ai la dent dure contre tous mes ennemies
Fais le con l’ami et tu verras comment ma haine brille
Je rappe pour moi, Dreyf, c’est Futur Proche oui
Aucun reproche, chouf, quand j’m’adresse à nos poches vides
Wilow Amsgood
Mec, tout c’qui brille (brille), n’est pas de l’or
Regarde nous on n’brille pas et pourtant on vaut de l’or
Et on verse des larmes quand on rêve de dollars
Je rêve de donner l’avenir le plus idolâtre
Dreyf
J’ai grandi avec des poussières, pas un sous en poche
A trop chercher la bouche d’air ça devient souvent moche
Toi-même tu sais toi-même tu l’vis, toi-même tu l’vises
Et si t’achètes mes bootlegs c’est vraiment pas pour que j’roule en Porsche
Avec des boug’ dans l’coffre, fantasme
Dis donc p’tit con c’est pas ton père qu’est gendarme ?
Bidon… héhé, dis-moi tu planques quoi ?
La r’cette de ventes d’arme dans ton sac Louis Vuitton ?
Mytho… Excès d’zèle, demande à Gwenzel
C’est comme Ken même avant oit’, « il sait qu’c’est dead ! »
Fiston, si tôt j’me lève je pense large
Tu t’branles grave tu remballes peu m’importe comment tu prends ça
T’es pas en cance-va, c’est pas la fête
La jeunesse est en branle-bas, le visage balafré
Devine c’est quoi qui prend l’pas, sur les principes généraux
On s’en bat tant qu’les billets s’impriment jaune euro
Viny
Ok, on m’a dit c’est leur histoire c’est pas la nôtre qu’on écrit
Alors comprend qu’on s’laisse aller dans nos rêv’ries
À croire au pouvoir de nos plumes
Que tout c’qu’on aura fait servira à titre posthume
Nos biens les plus précieux, même en période d’infortune
On sait qui on est, et on s’méfie de l’imposture
Tard, le soir, on repense à nos vies
A la zik c’est maladif, on n’fait pas la diff’ mais elle agonise
J’évolue dans une énigme encore irrésolue
Entouré d’ennemis, c’est n’est pas c’que j’ai voulu
Si j’avais pu, j’aurais fait partie de ces périodes révolues
Où l’on se foutait d’tout où la jeunesse squattait nos rues
Mais elle est loin cette époque remplie d’innocence
On a changé l’décor et on a prit nos chances
On est là, pas ailleurs, et on n’partira pas
Ce son c’est ton pire cauchemar qui t’rattrape