Sous le chemin d’l'école (txt)
Dreyf
C’est marrant mais quand t’es enfant t’as toujours un tas de projets
Avant même de calculer en francs et que l’école t’traite de rejet
La créativité au paroxysme, les yeux brillants mais pas au shit
La vie plait pas qu’aux masochistes mais à toi aussi
Assez rare pour être signalé certains font un effort monstre
Souvent sont des cibles damnées et c’est c’que les profs montrent
Parce que les snobs frustrés qui complexent parmi leurs disciples
On peut à peine les lustrer, voilà pourquoi les jeunes s’dissipent
J’aurai voulu aller loin sans me faire taper sur l’bout des doigts
Et les “bouge, tais-toi !” n’ont jamais marché avec moi
Sans jouer les rebelles en herbe ni la loque au pouls inerte
J’ai tenté des bouts d’dissert’ puis tout relâché en perm’
Depuis mon plus jeune âge je nage dans mon espérance
Plein de bonne volonté, prêt a offrir plus qu’un respect dense
Mais j’ai vu de mes yeux la désinvolture d’mes enseignants
Et aujourd’hui en saignant j’décris le prologue de ma décadence
J’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
Dans ma bulle face au monde, pas dedans à faire l’aumône
Mais frère on tombe bas, et pendant qu’la vie sombre
J’me dis qu’moi j’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
J’ai fait les 400 coups en cours c’était “j’blague j’m'en fous”
On existe qu’une putain de fois et qu’est-ce que le monde ferait sans nous ?
Une arrogance presque risible trop délicats sont nos fusibles
On pète un câble par prétexte qu’nos pensées sont combustibles
Qu’on m’fusille du regard, je l’acceptais que trop rarement
Donc aujourd’hui c’est en ramant qu’j'avance dans la mare
Dur de voir dans l’crépuscule de l’insouciance, la craie bouscule
M’écarte d’ma fontaine de jouvence et puis crée plus qu’une
Chimère nonchalante de mauvaise fois qui longe la pente
L’arpente qu’une seule fois en attente d’cette douleur latente
J’suis arrivé dans l’hexagone en pensant être ex-æquo
Juste avant d’savoir qu’c’est con mais je l’ai su à cette seconde
Quand on m’a dit « ici, tu n’es pas dans ton bled
Tu n’obtiendras pas d’aide, l’école c’est trop difficile »
A cet instant précis j’ai su qu’j'étais le chien galeux
Le loup d’la bergerie, le boulet que l’on trimbale
J’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
Dans ma bulle face au monde, pas dedans à faire l’aumône
Mais frère on tombe bas, et pendant qu’la vie sombre
J’me dis qu’moi j’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
Sous le chemin de l’école, j’retrace la vie d’un jeune peu téméraire
Ne sachant pas c’que les erreurs peuvent générer
Guidé par l’innocence, se rend bien compte des choses
En traînant ses shoes, son objectif : quitter Paris
Vers ses terres confinant l’Histoire de sa famille
Ayant pour seul confident son cœur et l’espoir qu’il fabrique
Autour d’une frontière le séparant de son passé et d’son avenir
Mais pour ses parents Viny fait l’effort de s’abstenir
Gardant ses remords et ses forces pour étudier
Même si constamment jugé d’élève irrégulier
Et très tôt il vit l’Espoir égorger son ombre
Le laissant seul, face aux profs qui n’cessent d’écorcher son nom
Mais à tout lâcher il s’y refuse et trouve refuge
Dans l’écriture, épaulé par Dreyfuss
Sous le chemin de l’école, il va là où les défis l’amènent
Insouciant et jeune, putain, cette belle vie est la mienne…
J’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
Dans ma bulle face au monde, pas dedans à faire l’aumône
Mais frère on tombe bas, et pendant qu’la vie sombre
J’me dis qu’moi j’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
J’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
Dans ma bulle face au monde, pas dedans à faire l’aumône
Mais frère on tombe bas, et pendant qu’la vie sombre
J’me dis qu’moi j’ai toujours voulu rester jeune et insouciant
J’ai fait les 400 coups en cours c’était “j’blague j’m'en fous”
On existe qu’une putain de fois et qu’est-ce que le monde ferait sans nous ?
Une arrogance presque risible trop délicats sont nos fusibles
On pète un câble par prétexte qu’nos pensées sont combustibles
Qu’on m’fusille du regard, je l’acceptais que trop rarement
Donc aujourd’hui c’est en ramant qu’j'avance dans la mare
Dur de voir dans l’crépuscule de l’insouciance, la craie bouscule
M’écarte d’ma fontaine de jouvence et puis crée plus qu’une
Chimère nonchalante de mauvaise fois qui longe la pente
L’arpente qu’une seule fois en attente d’cette douleur latente
J’suis arrivé dans l’hexagone en pensant être ex-æquo
Juste avant d’savoir qu’c’est con mais je l’ai su à cette seconde
Quand on m’a dit « ici, tu n’es pas dans ton bled
Tu n’obtiendras pas d’aide, l’école c’est trop difficile »
A cet instant précis j’ai su qu’j'étais le chien galeux
Le loup d’la bergerie, le boulet que l’on trimbale
Viny
Sous le chemin de l’école, j’retrace la vie d’un jeune peu téméraire
Ne sachant pas c’que les erreurs peuvent générer
Guidé par l’innocence, se rend bien compte des choses
En traînant ses shoes, son objectif : quitter Paris
Vers ses terres confinant l’Histoire de sa famille
Ayant pour seul confident son cœur et l’espoir qu’il fabrique
Autour d’une frontière le séparant de son passé et d’son avenir
Mais pour ses parents Viny fait l’effort de s’abstenir
Gardant ses remords et ses forces pour étudier
Même si constamment jugé d’élève irrégulier
Et très tôt il vit l’Espoir égorger son ombre
Le laissant seul, face aux profs qui n’cessent d’écorcher son nom
Mais à tout lâcher il s’y refuse et trouve refuge
Dans l’écriture, épaulé par Dreyfuss
Sous le chemin de l’école, il va là où les défis l’amènent
Insouciant et jeune, putain, cette belle vie est la mienne…