Son d’automne (txt)

J’ai dit qu’c’était du son d’automne, celui qu’j’traverse encore

Piétiné par l’école sur ma tête c’est l’averse en somme

J’ai vu ma mère à travers les yeux d’un fils indigne

Son amour le plus vrai et profond fit un signe que cette vie t’assigne

A la combattre de toutes tes dents

Quand tu te dis qu’y’a pas de doute t’es dedans

Un cri strident s’accompagne toujours de gouttes de sang

Pour elle je dois marcher droit donc éviter le marché noir

C’est marrant mais la nonchalance ne m’a jamais frappé l’soir

Penser à l’avenir m’sert de laxatif « où est-ce que j’me vois dans cinq ans ? »

Ouais ok c’est là qu’ça tilte ma vie est faite de syncopes

Car on a beau s’lever l’matin mais y’a toujours une bonne excuse

Pour éviter les contraintes mais bon au final elles s’usent

Camoufle ma tristesse dans mes nerfs

Mon esbroufe fait qu’j’me blesse dans mes vers

J’écris car j’me perds, mon Karma coopère

Avec ceux des gens qui s’crèveront jusqu’à leur mort comme mon père

Celui qu’j’ai pas assez connu, tu m’diras assez commun

Ecorché vif, si mon cœur est vie, la mienne en est le coma

Ouais j’pense à mon père qu’j’ai jamais eu en guise d’rempart

Mon enfance pas remplie d’repères voyant à peine mes rents-pa

Leur amour j’leur rends pas ou pas comme j’aimerais le faire

Les références auxquelles j’me réfère veulent juste de l’or en barre

J’suis d’cette lignée d’bonhommes solides que l’bonheur ne sollicite

Jamais, j’aime pas être seul ici mais bon les ombres sont vides

Et autour de moi tout est sombre, les gens sont tous un peu racistes

Bêtes et méchants et bizarrement ont peur d’la cible

Qu’ils se fixent en tant qu’ennemi chacun possède son Nemesis

Et tout l’honneur dont l’homme fait signe est là pour camoufler ses vices

Et ses fils sévissent dans c’qu’on appel le mauvais chemin

Et l’maléfice s’immisce ce sans dosé dans le venin

Qu’il injecte dans les vies on est tous contaminable

J’pense pas être la comme par miracle donc remballe ton contrat minable

J’ai dit que c’était du son d’automne, celui qu’entame l’hiver

Et vu comme c’est parti ben mieux vaut pour moi que j’hiberne

 J’ai traversé les saisons, inversé les raisons

Pour lesquelles je fais ce son qu’a commencé par une passion

Mais qu’a fini comme une raison d’être une maîtresse un amour, passons

Sur les détails bien trop intimes au risque d’vous faire mouiller le caleçon

 J’ai traversé les saisons, inversé les raisons

Pour lesquelles je fais ce son qu’a commencé par une passion

Pouvoir briller devant les miens, mes parents, ma famille, mes potes

Raisonner les oreilles d’ceux qui disaient que j’valais rien

 

J’ai traversé les saisons, inversé les raisons

Pour lesquelles je fais ce son qu’a commencé par une passion

Aujourd’hui j’étale mon réseau comme Bobby digital

Comme Moby Dick ils m’traquent et mes flows sont mes eaux

 

Moi j’suis c’mec sans maison ou bien plusieurs

J’ai traversé les saisons les plus pluvieuses

Et inversé les raisons les rendant moins brumeuses

J’voulais ignorer la vie mais c’est une putain d’allumeuse

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces balises : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>