Quand j’m'évade (txt)

Quand j’m’évade c’est dans ma tête, c’qu’est nase dans mon malaise

C’est qu’il m’projette que le négatif en faisant l’impasse sur le reste

Les rêves passent et se succèdent, puis meurent dans un murmure

Convoitant un succès dérisoire car pas qu’en hommes mûr on meurt

Injustement et tout ça m’a rendu cynique

Ca ainsi qu’étudier mes cours d’instruction civique

Le bonheur une intrusion cyclique, rare, toutefois présent

Marre du froid pesant, car tu vois j’ressens

C’que chaque jeune adulte vit une fois chébran à la machine

Qu’est la routine, mais la roue tourne et la tu t’dis qu’y’en a pour tous

Un érudit combat la bourse, ok

Mais qui n’veut pas cueillir l’aisance moderne à la racine ?

L’argent importe et finit par te détruire

J’frappe à la porte de l’avenir mais l’visionnaire est resté assis

Sûrement qu’mon avenir s’est tari, donc j’pense à celui de mes neveux

J’ai peur car chaque jour qui passe, ce qu’ils inhalent c’est Paris

Ville des lumières mais pas de l’air pur, les néons offrent lueurs

Cadavériques, malsaines et vides, on a l’mérite  d’paraître livide

Même sans le coup d’pouce de l’industrie qu’est notre erreur

De nos jours c’est pour ça qu’on court tous et qu’la fatigue perdure

Que le moral est à plat, que les ambitions sont médiocres

La peau creusée, grasse et crade, car on n’dort plus sans médocs

Cette ville c’est pas le bon cadre pour sourire en permanence

J’y ai vu des choses suffisamment crades pour savoir qu’on perd d’avance

Ce n’est pas une terre d’vacances mais un enfer subjectif

Pour éclipser ce sujet vil on s’consacre à nos pas d’danse

Nos mics et bombes de couleur, vu qu’y’a bon nombre de couleuvres

Dans nos pattes j’abats mes cartes, y’a un As et douze cœurs

Nuit noire de sang écaillé ou nuit blanche de feuilles noircies

Dans les deux cas faut qu’je choisisse, prendre le train ou dérailler

Moi j’préfère dérailler, seulement trop coincé pour m’prétendre

Excentrique donc pour m’détendre faudra m’prouver que j’me méprends

Sur l’essence d’notre existence, en espérant qu’elle n’est pas si stérile

Que j’le pense, moi j’dépense mon énergie avant d’tirer

Ma révérence, m’aventurer sur les bords lointains du Styx

Et le passeur me tend la main dans sa barque en bois rustique

Quand j’vois clair ça transcende l’opacité d’mes carcans

Car à travers mon peu d’années, tant d’événements on été marquants

J’fus victime et agresseur, j’fonçais dans l’tas, ce malgré peur

Et réticence, et par erreur j’frôlais la taule comme résidence

On pêche tous, c’est une évidence et y’a pas d’âge pour s’repentir

J’ai dit que c’était tous les jours Kippour donc j’laisse mon pardon retentir

Je suis ce que je suis, positif mais tourmenté

Et même en m’évadant mes regrets m’ont a mon tour hanté

Recroquevillé dans mon opprobre, m’en servir un d’mes atouts

J’voulais m’baser sur l’espérance mais de foi je suis à court

C’était Dreyf pour Son d’Automne, passage bref dans son parcours

C’qu’il en déduit d’cette expérience, c’est que l’espoir est partout

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