Mon côté obscur (txt)
Dreyf
J’ai toujours vu un bonhomme, des corbeaux face à des colombes
Des coros’, l’œil fier la tête pleine de causes nobles
J’peux flairer, mais j’aime c’que j’vois
Croyant que mes actions n’affectent que moi
Et pas les autres gens, je vois de l’orgueil de l’or pur
Sort d’ma bouche, je vois parfois une ordure
C’est vrai, je vois des cartouches mais pas d’arme
Je vois un gosse tiser, noyé dans ses états d’âme
Je vois qu’y a pas dra, je vois qu’y a pas foule
Derrière moi, pas d’drame je ne vis pas au Darfour
J’vois le visage de chaque gosse de « tieksons »
Des quartiers neufs, bref au fond tous le même caisson
Rempli de pièces sombres, Dreyf et Zesau
C’est Yin, Yang, les deux faces de ton pesos
Bref, j’cause noir, c’est pas la Pop Stars
C’est un cauchemar sous le code-barre
Zesau
J’plaide ma cause j’veux pas dev’nir la pire des espèces
J’vois plus d’innocence les gens désespèrent
Hume mon bitume, t’es pas chez Lancôme
Écoute le parfum d’mon flow c’est « Mélanco »
J’prend mon élan, le mal m’a prit sous son aile
Crime passionnel, petite éclaircie occasionnelle
Mon côté obscur, ma triste façade
Boy, côte et ausculte, j’f’rais pas d’embrassade
Sombre ambassade, j’suis pas du côté peace
Mais bien du côté massacre du coup té-ma
Quand j’viens pour égoutter ma salive pour tenter d’essuyer
Nos mains sales, ultra-violent aux ultraviolets, y a du sang
Sur ma sappe… Dans mon cœur c’est la ségrégation
C’est plus un secret garçon, il est feu ou glaçon
Parfois j’sais plus où m’placer, j’suis un bon, j’suis un mauvais
Quand on n’sait que penser : « elle est bonne j’veux des lovés » yeah…
Dreyf
Mon côté obscur, me tire vers le bas
M’attire vers le bar, attise cette rage
Admire quelques gars, les pires que l’on croise
Le pire c’est que j’crois, qu’l’ennemi reste moi
Mon côté obscur, veut faire de l’argent vite
Quitte à briser ses principes et quelques âmes sensibles
Il est séduisant, du coup les mamans flippent
Il est très puissant, il touche et frappe dans l’vif
Mon côté Obscur, n’aime pas les flics
N’a pas d’mérite, il encule les Assedic
Il est bête et méchant, emmerde les gens
Toujours de mauvais augure, en quête de légende
Et y a ma lumière, qui ne connaît ni Dieu
Ni maître, ni traître à l’amitié insidieuse
J’lutte fier, les putes freinent, me suggèrent
De céder à ma part sombre, mon côté obscur