Mes super-héros (txt)
Dreyf
Combien de fois j’ai rêvé d’voler, piloter vite
Au d’ssus des autres comme Christopher Reeves
Aider les hommes, à terme quitter la terre
Avoir un alter-ego cool comme Peter Parker
Surtout quand j’étais jeune, un peu rêveur
J’aimais le père noël avant d’le voir en pervers
C’est l’cocktail : Rap, comics et ciné
Ma culture est faite de filmes cultes et bandes dessinés
Hé (hé hé), qui m’blesse ?
Je renaît de mes cendres, comme Ikkie ou Jean Grey
Toujours en vie, han, toujours envie d’zeille
Vite fait, comme l’homme invisible de H.G. Wells
Tantôt blanc, tantôt noir
Sens de la justice, un crâne blanc et un manteau noir
Sans renforts, maître sans mentor
MC t’es mort, mais tu n’le sais pas encore
Voilà mes super héros, y a tellement de personnes
Qui sont mes super héros ? Bob, Malcolm, Nelson
Pourquoi mes super héros ? Parce qu’on a besoin d’icônes
Pas d’idôles, colorer nos vies mornes…
Dreyf
La paix s’paie, demande à Rabin et Massoud
On tente de s’évader avant qu’il n’aient carabiné la soute
J’press « play », plane sur du Big L
Ou du Big Pun, j’suis ni un p’tit thug ni un kisdé
A fond dans mon sens de la droiture comme Murdock Matt
Mon enfance a creusé des trous que je colmate
Parce que les coups s’prennent tôt, grave trop vite
Et puis on s’assombrit un peu comme Bruce Wayne
Et j’suis comme Rosa Parks, j’garde ma place
Fan de Gandhi non pas de Bonaparte
Non non… candide no more, pas de garrots by night
Pas de came, j’touche du bois comme Tao Paï Paï
J’ai grandi en imaginant
En rêvant, les héros existent vraiment
Qui t’as dis qu’nan ? J’ai pas dix ans, j’épouse le jeu
Vois toujours mes parents comme s’ils lançaient des boules de feu
Nakk
Petit j’kiffais sur Starsky et Hutch, j’ai oublié qu’c’était les keufs
Et j’étais aux anges quand ils arrêtaient les thugs
J’ai oublié qu’Huggy était une poucav’
J’ai oublié d’te dire j’ai kiffé 2Pac
Tout l’monde aime les albums de Bob
Par ici les sons ont plus tournés qu’Paris Hilton
Nos héros, ne jouent pas dans Heroes
Je n’vois pas la vie rose, ça va pas ? J’ai vu Oz
Nos idoles sont souvent des bandits
Je l’jure, j’suis Gandhi avec un M16 mesures
Toujours bouillant, comme la Torche Humaine
Ce monde est fou mec, t’as r’çu l’mail ? Que des fouleks
Mes idoles ne sont pas des kamikazes
Et dédicacé à mes héros qu’avaient des casiers
Y a qu’un héros, n’insiste pas
Et ce héros à un disque de Nakk en guise de cape