Le blues de Neverland (txt)
Quand on est gosse on s’projette d’autres crochètent
Des serrures, car pas coachés et que l’école c’est pète-burnes
Désolé mais c’est vrai, on a vu nos parents œuvrer
Rêves et illusions se former juste avant de battre en retrait
J’vis d’pulsions, de feelings, t’sais
Pour que chaque jour merdique qui passe serve à m’initier
J’ai jamais voulu dépendre des autres
Il est temps que mes ongles activent des tanks et des bombes
Pas d’panique, C’est juste une métaphore forte
Qui reflète la tragédie de ma métamorphose
J’suis pas un d’ces rappeurs décérébrés
Pour auditeurs décérébrés, l’retour de Fabe j’aimerais célébrer
Pétez l’champagne, levez les verres j’arrive
Crever des 16, OK, sapé en vert kaki
J’me définis, t’sais, toujours en guerre
C’est loup contre loup contre moi c’est loup contre panthère
Écoute le blues, de Neverland, là où les rêves s’étendent
Là où l’envie de rester jeune ne s’ébranle
Non elle ne part pas, car c’est un soldat mon enfance
Peter Pan sans gilet pare-balle
Quand on est gosse on s’protège, par la défense ou l’attaque
Caché sous la table le cœur aidé d’une prothèse
T’as pas idée où j’ai traîné mes Cortez
Akhi, t’as paniqué l’ami, quand la poisse nous escortait
J’ai porté les emmerdes en cortège
Les gens t’aiment faut croire seulement quand ils voient ton corps dead
C’est légendaire, les « je t’aime » j’les ai jetés
Et je manque d’air, comme toi on a les mêmes plaies, je sais…
Tous pareils, amis ennemis
Comme Nas et Jay-Z, on s’comprend pas depuis la tour d’Babel
J’ai la fougue la pêche, le feu dans l’œil
Alors que mes frères se préoccupent que de trouver une fouf’ à ken
Je roule quand le doute m’assène
J’gratte t’en as pas entendu le bout my man
Et je connais le goût d’la merde
Stablement nomade un peu comme les tribus des touaregs
Quand on est gosse on s’prosterne pas devant les pédophiles
Toi t’es dingue parce que t’es pas foutu de plaire au filles ?
Pas d’médecin non, pas d’avocat non plus
Si de ta vie on t’plume ce s’ra pas une grosse perte
J’clos la parenthèse, faut bien qu’j’en parle
Trop s’en battent c’est pas toujours pour le bonheur des leurs qu’les parents plaident
Je pars en quête spirituelle t’sais
Parce que la foi est en vacances en t-shirt « Keep it USA »
Et je m’éparpille, d’puis le départ p’tit
Oui je vois l’écart entre ma tête et le pare-brise
Le feu à la piste, voilà mon but moi
J’rappe comme produit Lartizan, comprend « exutoire »
Excusez-nous si on s’infiltre avec des fanfares
Qu’on n’attend pas l’invit’ comme des loosers postés dans l’square
Ou dans l’bar ou dans l’noir ou dans l’quartier
Donc jugez vous-même si dans l’tas on s’démarque…