Lacérations (txt)
Elle a le dos courbé et les poignets lacérés
Elle ne bosse pas pour s’occuper, mais pour l’état qui l’a saignée
Elle aurait pu vendre son corps vu qu’ses rêves d’enfants sont morts
Les politiques en France sont forts pour tout larguer aux gens sauf l’or
S‘offrir une vie meilleure c’n’est pas a la portée de tous
Chercher la bonne clef d’une trousse reste l’ultime frayeur
On grandit pas en parallèle au temps, Dieu n’est pas éloquent
Pas d’manuel en main pour indiquer le montant
De la vie qu’on mène au fond qu’est-ce que ça coûte ?
Chacun casque pour sa croûte et protège son domaine
Elle est d’ces gens peu exigeants, juste envers elle-même
Elle est d’ces gens qui existent sans les sons d’un requiem
Deux mollards dans les paumes creusé les molaires dans la peau
Affronter l’vent de l’aube et trainer ses jambes dans le trom’
C’est l’quotidien femme forte, seule et contre tous
C’que tu ressens quant on t’repousse c’est l’étincelle d’une flamme morte
T’es le fruit d’un divorce, la peine en toi est enfouie
Parfois tu rêves que tu t’enfuies parce que l’amour s’est englouti
Mais c’est la vie et tu te dis que faut que tu prennes sur ta personne
Et chaque jour tu étudies comment rendre ton beau père sobre
Le mystère devrait être percé dès ta première chute en cours
Vu que chaque soir tu es bercé par : “allez chut ! ma douce…”
On dit que l’amour peut rendre aveugle mais son excès pousse à la démence
Il condamne les pédos d’France qui dans l’Est pratiquent leurs déviances
Ironique constat, parfois faut pas chercher trop loin
Sous les toits de l’hexagone y’a plus d’une mère qui en cause pas
De ce type de situation, larguant leur chair au chimères
Et si toi tu te plains et ben c’est que t’es trop primaire
Aussi tu vois qu’tout est faussé et tu t’retrouves dans un fossé
Le costume de Satan c’est ce qu’il a choisi d’endosser
Tu redoutes une grossesse, porter en toi l’suppôt du diable
La mort ? tu la supposes plus fiable, elle fait ni serment ni promesse
J’voulais t’baiser mais j’avais honte car t’étais grosse mais je l’étais aussi
On m’avait dit que t’étais pas l’genre sur lequel les hétéros tiltent
C’est très possible mais dans mon âge mental ingrat
Pour chaque plan cul j’montais d’un grade dans l’estime de mes camarades
Donc j’t'ai courtisé, tout misé sur ma jactance
J’voulais t’exciter chaque sens, croyant que t’étais soumise t’sais…
J’compte plus les nuits blanches avec toi a l’autre bout
Du fil quand j’y repense a ces moments entre nous
Tes maux en moi tu confinais pendant que moi je peaufinais
Mes histoires avec trop d’finesse, et sans cesse j’en profitais
Veux-tu qu’on fasse l’amour dans ta chaumière tapissée
Veux-tu qu’on fasse l’amour sans les lumières tamisées
Puis tu m’a fait tes révélations et j’ai pas pu supporter
Je t’ai dit que tu faisais qu’rêver, t’façon et de patience j’ai pas su m’orner
Du coup j’t'ai ignoré, dans ta douleur t’as macéré
Et c’que tu croyais être mon amour, ben c’est ça qui t’a saigné