Hommes de verre (txt)
Stern
Y a ceux qui voient la vie sous ou sur les rames
On m’a dit c’est pas la mort l’homme est seulement vulnérable
Moi j’ai vite fait triché, tu peux t’payer qu’ma tape
Tu connais pas ma tête, nan j’évite les clichés
Homme de verre, c’est p’t’être juste qu’j’suis hyper sensible
Faudrait qu’j’perce aussi, si j’agis bizarrement c’est par souci
Un rien m’atteint, comment vivre sachant qu’la mort m’attend ?
Comment rentrer sur l’terrain quand l’arbitre a sifflé la mi-temps ?
Jamais dans les temps, j’frôlais d’jà la mort à cinq ans
Un parcours difficile normal qu’mon moral s’accorde
J’crois pas qu’cette époque, connaîtra d’saint homme
Des plaies trop profondes, t’excite pas ça marche pas l’Synthol
Mon passé, tu connais d’jà son vice à lui
On va pas laisser de mémoire qu’on puisse salir
Un p’tit salaire, pour l’mal qu’on s’donne j’essaie de m’adoucir
Mais tromper la mort, c’est jour et nuit té-ma nos cernes
Des hommes de verre, hommes de verre, avec leurs forces et leurs faiblesses
Une somme de verbes, une sorte de stress, sentiments qu’on délaisse
A vu d’nez rares sont ceux invulnérables, chanceux
Remercie mes soucis, j’ferais plus l’même Rap sans eux
Dreyf
J’suis pas un gars stable, tout sauf incassable
J’ai vécu à l’arrache dans l’ciment
J’ai passé 91 avec un masque à gaz
J’ai pas manqué d’piment pas besoin de la zonz’
Pour m’sentir vivant, ok
Dérivant, depuis mes six ans, le cœur dev’nu un loquet
Pourtant des hommes, vulnérables
Toi t’es pas comme les autres vu tes raps, tu fais skhab
Des hommes de verre, j’écorche le verbe
C’est des tonnes de nerfs qu’évoquent ce 16
Et je me concentre, pour piétiner l’enfer
Dar marre de cette foutue balle au centre
Tard, le soir on repense à nos vies
Pensant qu’ce foutu destin est amovible
On nous tient pas d’un bout d’laisse, ces histoires de races
N’intéressent que ceux qui n’entendent pas le monde sans boules Quies
Abyss
Pas incassables, nos malheurs sont inclassables
S’protéger, on va apprendre, avec un cartable
Et l’air innocent du bac a sable, avant la gifle
Et que la vie elle, tranche dans le vif
Par temps triste on prend des parpaings
C’qui n’tue pas rend plus fort mais la douleur ne part pas
A quoi sert un gilet pare-balle quand on vient
T’annoncer qu’ton gosse n’est pas le tien
On s’bétonne le cœur quand la vie ressemble à une sale fable
On paye, on paye, à en devenir insolvable
On s’bétonne le cœur en zone de séisme
Comment crier sa douleur en étant atteint de mutisme
On reste fort car faible la vie nous broiera
D’la pisse qu’on boira, finir dans ce trou à rat
C’est pas pour moi, donc j’me blinde la tête
La force j’en ferais ma quête, même quand le ciel se voilera