Exil temporaire (txt)
Dreyf
Déraciné d’nature trimbalé comme un bagage
J’fus cet enfant en bas âge suivant des cours de rattrapage
Jamais dans les temps toujours en décalage entre les kalash
Et les tanks des hommes calcinés saturent
J’ai grandi en climat d’guerre si ce n’est pas en terre étrangère
Mon exil c’est la planète bleue, mon chez moi c’est les enfers
La mort c’est l’un des signes qu’on mène une mission imprécise
Indécis car j’veux savoir si l’bonheur m’est adhésif
Ça tient à rien la vie, mais qui tourne la manivelle ?
Putain en vingt ans d’existence j’connais la face des mammifères
Celle derrière le masque, l’atrocité qui nous dépasse
Car des êtres vertueux moi j’en ai pas connu des masses
Laxiste mais le monde tourne quand t’hibernes
Moi ce que j’sais, c’est que le diable en France il porte une lentille d’verre
J’lâche une énième sentinelle à la recherche d’mon pied-à-terre
Caractère réfractaire car seule ma personne est fidèle
Exil temporaire loin d’ce monde et sa vermine
Il s’avère que ça s’términe par un cri vil qui lancine
Désolé père et mère mais vos si sensibles fils
S’sentent maudits par l’ciel aimé du 600.6.6
Les plus gênés s’en vont, la théorie du raciste
Drôle ils nous prennent pour des brebis gâtées dans le jurassique
A force de taff nos pères ont minci
Blessés jurisprudence et la police nous incite au décès
N’insiste pas, c’est ainsi
Hisse ton drapeau illustré d’un homme qui pisse sur l’insigne
Crosse sur le creux de l’épaule, arme figée face à sa cible
Dans les moeurs c’est notre paradis blanc qu’ils assassinent
Où va le monde ? Plus rien ne nous fascine
A la surface l’enfer remonte attendant que le ciel fasse signe
Bref, à nos proches des remerciements par centaines
Trop tard pour dire je t’aime, après les chrysanthèmes
Petite merde t’as cru faire de la terre ta putain d’demeure
Crains le Très-Haut, ici on naît au mieux 100 ans après on meurt
Dead, réduit en poussière dans l’étreinte d’une tombe
Rash
Les plus gênés s’en vont, la théorie du raciste
Drôle ils nous prennent pour des brebis gâtées dans le jurassique
A force de taff nos pères ont minci
Blessés jurisprudence et la police nous incite au décès
N’insiste pas, c’est ainsi
Hisse ton drapeau illustré d’un homme qui pisse sur l’insigne
Crosse sur le creux de l’épaule, arme figée face à sa cible
Dans les moeurs c’est notre paradis blanc qu’ils assassinent
Où va le monde ? Plus rien ne nous fascine
A la surface l’enfer remonte attendant que le ciel fasse signe
Bref, à nos proches des remerciements par centaines
Trop tard pour dire je t’aime, après les chrysanthèmes
Petite merde t’as cru faire de la terre ta putain d’demeure
Crains le Très-Haut, ici on naît au mieux 100 ans après on meurt
Dead, réduit en poussière dans l’étreinte d’une tombe
Moi j’veux rouler en première classe avant d’prendre le train d l’hécatombe
Dreyf & Rash
Moi seul et personne d’autre on m’amadoue de putassière poésie
Mais leurs vers sonnent faux ainsi qu’leurs prophéties
Pas attendu qu’les profs m’récitent leur vision du monde
J’ai appris seul que tu descends aussitôt qu’tu montes
J’suis loin de tout et l’écart s’en ressent
C’monde sent le sang et ose me dire qu’j’suis qu’un ignare sans ressort
Mon exil est plus que temporaire il est définitif
Crever chaque jour mais sans pourrir et c’est ainsi qu’des vies s’finissent
Désolé père et mère mais vos si sensibles fils
S’sentent maudits par l’ciel aimé du 600.6.6