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Putain.

Je sais pas pourquoi mais les fois où je suis vraiment inspiré pour écrire un couplet, je suis souvent mal luné. Pendant bien des années j’ai eu du mal à me mettre dans un autre état d’esprit que la tristesse ou la colère pour écrire. Ce couplet en est la parfaite illustration.

Avec les années j’arrive plus ou moins à tapper dans d’autres registres. Au quotidien je suis pas le rayon de soleil du groupe, mais je suis pas le nuage noir nonplus. J’essaie de faire évoluer ma musique vers cette zone grise, ce juste milieu qui fait que je peux aborder tout ce qui compose ma peronnalité sans que ce soit le parcours du combattant.

Bon, c’est pas avec Underground que j’ai réussi ! Mais pour ceux qu’aiment le Rap dans sa forme la plus roots, je pense que ce petit couplet pèse son petit poids parmi les quelques dizaines de morceaux que j’ai diffusé à ce jour.

Dreyf sur une prod de Booba ?

En octobre 2008, je sais plus si c’était Catharsis ou Lartizan, mais l’un d’entre eux me dit : “Y a une prod du prochain album de Booba qu’a leaké sur le net, tu veux pas la kicker et par la même occasion balancer des freestyles de temps en temps sur des faces B comme ça sur nos blogs ?”

Moi j’étais là genre : “bah ouais grave”.

Le résultat c’est ça :

Fini le temps des allégories

Et voilà, comment j’ai commencé l’excercice difficile d’écrire “vite” dans le but de faire un truc bien, et de balancer ça régulièrement. Quelques autres freestyles ont suivis, puis j’ai fais une pause avec la sortie de SPSA. Bon au final, on s’était enflammé un peu vite : l’instru n’est pas sur 0.9, mais elle pète toujours autant (d’ailleurs faudrait qu’on me dise un jour elle sort d’où) et je pense que de tous les petits freestyles que j’ai balancé sur les blog LZO et Catharsismusic (sans compter le premier mal de gorge), c’est mon préféré. Bon Underground est bien aussi. J’en parlerai sûrement demain et je le méttrais en ligne par la même occasion.

Le blues de Neverland, California.

Il a changé la face de la musique, indéniable. Est-ce qu’il avait besoin de changer la sienne pour y arriver ? Je ne crois pas. J’ai été fan de Michael Jackson. C’est un des premiers artistes musicaux hors Rap que j’ai écouté, et très jeune. J’avais tous les albums, je jouais à Moonwalker du matin au soir, j’essayais de chanter ses chansons, etc.

Et hier… J’allais dire, “il nous a quitté”. Mais la vérité c’est plutôt que “le monde dans lequel il vivait nous a communiqué hier l’information de son décès”. Et depuis, sur facebook notamment, je vois trois types de réactions :

1. Ceux dont la souffrance est telle que je me demande si je vais pas les appeler pour savoir s’ils ont besoin de rien.

2. Ceux qui tappent des barres et génèrent des “j’aime ça” à foison, alors qu’on parle malgré tout de la mort d’un homme, Michael ou pas.

3. Et ceux qui feignent l’indifférence, mais qui se sentent quand même obligés de l’écrire toutes les 20 minutes dans leur “phrase du jour”.

Lecteur, si tu te reconnais dans aucune de ces trois catégories, on peut être copains.

Personnellement je ressens pas grand chose face à cette annonce. Je n’aimais pas l’homme qu’il était devenu. Je préfère m’en rappeler à travers sa musique. Ca au moins ça ne déçoit pas, et ça mourra jamais.

Dreyf sur Deezer

 

Fallait bien que ça arrive, et c’est tant mieux. SPSA est entièrement écoutable sur Deezer, et en bonne qualité. Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion d’écouter mon projet, n’hésitez pas à y aller.

http://www.deezer.com/#music/result/all/Dreyf

Dreyf – Maux de gorge #1

Bien que j’adore raconter ma vie sur mon blog, je suis surtout rappeur à la base, et il est temps que je refasse des morceaux. J’ai eu un petit passage à vide niveau inspiration là, mais ça revient doucement. Ce petit “freestyle” annonce deux choses :

1. Je rapperai jusqu’à ce que mort s’en suive.

2. Je vais beaucoup travailler dorénavant avec Nemo à la prod. Pour d’autres maux de gorge, mais pas que.

Sans plus attendre, faites vous plaisir la famille :

Dreyf – Maux de gorge #1

Le vrai visage de Son D’Automne

La pochette de Son D’Automne avait vraiment fait son petit effet. Je me souviens, j’avais dis à Nemo (alias Omen Graphizm) qu’il avait carte blanche, de simplement s’inspirer du titre du projet. Cette pochette finale, c’était le premier essai. Il m’a proposé une ou deux autres pochettes, mais ça a toujours été celle-là depuis le début.

Moi je la trouve magnifique hein, mais j’ai jamais su expliquer pourquoi elle avait remporté un tel succès d’estime. Je regarde les chroniques de mes confrères et je constate que c’est rare que l’une d’entre elles commence par “Avant de parler du disque, on va parler de cette superbe pochette”.  Pour les chroniques de mon projet, c’était le cas quasi systématiquement.

Un jour, je reçois un sympathique mail sur myspace. Une jeune fille nommée Olympia m’envoi le genre de message qui fait super plaisir : “J’ai vraiment adoré Son D’Automne, superbe découverte pour moi. Les textes, la musique… Et j’adore le visage sur la pochette”.

“?!”

Je réponds : “Merci ça fait vraiment super plaisir ! Par contre, heu… Quel visage sur la pochette ?”

Et là, Olympia m’explique qu’il y a un visage, un peu triste d’ailleurs, qui se cache derrière la peinture scannée de Nemo. Elle m’explique où est l’oeil, le sourcil, la forme de la tête, le menton, etc… Et ouais, au final, je vois un visage sur cette pochette. Je ne vois d’ailleurs plus que ça ! En demandant à Nemo pourquoi il ne m’avait pas dit qu’il y avait un visage sur la pochette, il m’a simplement répondu : “ben non, y en a pas, j’ai rien fais moi c’est de la peinture abstraite que j’ai ensuite scanné c’est tout”. Mais maintenant lui aussi ne voit plus que ce visage.

Au fil des mois je me suis rendu compte qu’Olympia n’était pas la seule a voir un visage sur cette pochette, on me fait plus ou moins régulièrement la remarque quand on me parle de Son D’Automne. Je pense que ce billet mérite d’être envoyé à TF1, ils en parleront peut-être dans une de leurs émission sur le paranormal (grand moment récemment avec Ophélie Winter qui tente, tant mal que pire, d’expliquer ce qu’elle ressent quand elle croise des esprits chez elle, merci TF1 pour ces moments de bonheur intense).

En tout cas, la vérité est ailleurs.

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Et le film Dragon Ball Evolution alors ?

Bah c’était de la merde.

Par contre, une équipe de jeunes gens passionnés prépare une compile appelée Kameha, tribute to dragonball. L’équipe/label, c’est Folistar. Ils sortent des disques, des DVD, des clips… Des gens bien quoi. Sur leur myspace, VGTAH explique un peu le concept du truc. J’imagine que ça va s’étoffer au fil des mois, avec des extraits, des vidéos, des photos et autres témoignages de(s) scolarités(mercredis matin) ruinaient à cause de Dorothée(Ségolène).

Tout ce que je sais pour l’instant c’est que mon morceau sur ce projet s’appel “Le point de non retour”, que DJ Gero fait des scratches en guise de refrain et que le mixage est en cours. Je sais aussi qu’il y aura d’autres rappeurs que j’aime bien dessus, genre Cyanure et Cyclone du groupe Dyslexie. Ah, et il y a un teaser vidéo aussi :

L’idée est de sampler dans les musiques de l’animé que tout jeune adulte entre 20 et 35 ans aime et connait. Après les rappeurs font leurs sauces. Je suis content de faire partie du projet, c’est rare les compiles avec un vrai concept de nos jours, alors si en plus le concept déboîte, moi je dis banco.

Here come’s The Sinister Six

 

Sinister Six. Ca va faire bientôt deux ans qu’avec Viny, Futur Proche (Gwenzel et Mark’Us), Wilow Amsgood et Beakosan on pense a sortir un disque commun, entre potes qui rappent. Le nom du collectif est inspiré de ça, parce qu’on est des gamins (idée de Yacine Badday) :

 

On avait un peu mis le truc de côté, chacun étant dans ses projets personnels. Entre temps, on a perdu notre ami Beakosan, ce qui nous a pour le moins tous freinés.

 

Mais on a décidé de pas lâcher l’idée de ce projet. Sans remplacer Beakosan, essayer de retrouver des pistes de voix de lui qui sont jamais sorties, construire des morceaux autour… On sait pas trop encore. On sait pas quand on s’y mettra et comment on s’y prendra, mais le projet est toujours dans un coin de notre tête. Peut être + d’infos dans les mois à venir.

 

En attendant, l’équipe quasi au complet en freestyle radio il y a peu :

Si si, j’ramène le pesticide.

Le live. La dernière frontière.

C’est un peu la mode pour des artistes indé comme moi de dire que c’est pas très grave de pas vendre de disques, il y a les lives pour pouvoir vivre un minimum de sa musique et pouvoir continuer de produire ses galettes en toute sérénité. Je pense que c’est vrai. Je pense que si on en arrive vraiment au point où le CD devient petit à petit obsolète, un objet réservé aux “puristes” comme l’est devenu le vinyle, ben il y aura que via les concerts qu’on pourra continuer a faire vivre ses disques. Grâce aux gens qu’éprouvent encore du plaisir à écouter de la musique, qui font plus que l’entendre de façon distraite ou à la chaîne, sans réelle passion.

Le 3 Avril 2009 j’ai fais un concert à L’Olympic café à Chateau Rouge, Paris 18ème. Mes potes du groupe Futur Proche étaient là pour la première partie accompagnés de Diomay. Viny me prêtait main forte au micro, Yann Solo cognait sa batterie comme un enfoiré et DJ Metodh faisait la transition entre chaque morceau avec quelques scratches bien sentis. Dans les 80 personnes qu’étaient présentes, il y avait de tout. Des proches, des inconnus, des gens qui sont venus pour moi et d’autres qui se sont retrouvés là par hazare. Au final, 80 personnes pour un concert de Rap indé d’un mec vraiment pas connu, j’en tire un bon bilan.

Meilleur moment de la soirée : Pesticide, version live.


Pour quelqu’un comme moi qui n’a pas fait beaucoup de concerts jusqu’à là, à un morceau de la fin du set (donc bien fatigué), voir plus ou moins 60 personnes crier dès les premières notes de la musique, chanter les paroles du refrain, faire des backs pendant les couplets, c’est indescriptible. Encore MERCI à vous. C’est dans ce genre de moments où je me dis “ok, tu fais pas ça pour rien”. C’est dans ce genre de moments où les “c’est du lourd” ou “c’est d’la merde” que je peux lire sur des forums Hip Hop ci et là, à mon sujet ou pas d’ailleurs, deviennent complètement vides et dérisoires. Rapper devant les gens, c’est le seul vrai baromètre.
Bref, je sais pas quand aura lieu mon prochain concert. J’aurai bien aimé faire un mini set à la scène Bastille à la fin du mois, mais pour X ou Y raisons ce sera pas possible. J’avais un plan à Nancy mais qui est également tombé à l’eau, ou du moins qui a été retardé. Quoi qu’il en soit, je m’organise, avec mes potes, on commence à construire notre structure. Au moins pour gérer nos lives au départ et faire vivre un peu mon disque au-delà du net. Donc dites vous bien que vous n’avez pas fini d’entendre parler de Dreyf et de son équipe sur scène, bientôt près de chez vous.

Dreyf, Yann Cherruault, des chiens et des loups


Juste un court billet pour parler de l’autre clip de SPSA. “Entre chien et loup” a été clipé par Boulet Production, collectif vidéo/photo de Nancy, très prometteur. Le but de ce clip était de marquer un peu mon retour depuis mon premier projet, faire quelque chose de simple et minimaliste, au service du morceau et de son ambiance un peu nocturne. Big up à Camille pour avoir fait quelque chose de très propre avec moins que les moyens du bord.
Yann Cherruault d’International Hip Hop, magazine que je découvre un peu en ce moment et que je trouve plutôt cool, a placé le clip dans le DVD qui accompagne le numéro de Mai/Juin (pour ceux qui veulent voir la vidéo en bonne qualité). Numéro dans lequel il y a aussi une chronique de SPSA qui fait pour le moins, super plaisir.
Ce même journaliste m’a interviewé hier. Cet échange devrait être publié dans le numéro de cet été. Je sais pas comment ce sera retranscrit, mais j’ai passé un bon moment a parler de la façon dont j’ai conçu ce disque, mes motivations et ce que je réserve pour la suite. Donc grand merci à Yann Cherruault, et jetez un oeil sur ce magazine, perso j’ai été agréablement surpris.