
La pochette de Son D’Automne avait vraiment fait son petit effet. Je me souviens, j’avais dis à Nemo (alias Omen Graphizm) qu’il avait carte blanche, de simplement s’inspirer du titre du projet. Cette pochette finale, c’était le premier essai. Il m’a proposé une ou deux autres pochettes, mais ça a toujours été celle-là depuis le début.
Moi je la trouve magnifique hein, mais j’ai jamais su expliquer pourquoi elle avait remporté un tel succès d’estime. Je regarde les chroniques de mes confrères et je constate que c’est rare que l’une d’entre elles commence par “Avant de parler du disque, on va parler de cette superbe pochette”. Pour les chroniques de mon projet, c’était le cas quasi systématiquement.
Un jour, je reçois un sympathique mail sur myspace. Une jeune fille nommée Olympia m’envoi le genre de message qui fait super plaisir : “J’ai vraiment adoré Son D’Automne, superbe découverte pour moi. Les textes, la musique… Et j’adore le visage sur la pochette”.
“?!”
Je réponds : “Merci ça fait vraiment super plaisir ! Par contre, heu… Quel visage sur la pochette ?”
Et là, Olympia m’explique qu’il y a un visage, un peu triste d’ailleurs, qui se cache derrière la peinture scannée de Nemo. Elle m’explique où est l’oeil, le sourcil, la forme de la tête, le menton, etc… Et ouais, au final, je vois un visage sur cette pochette. Je ne vois d’ailleurs plus que ça ! En demandant à Nemo pourquoi il ne m’avait pas dit qu’il y avait un visage sur la pochette, il m’a simplement répondu : “ben non, y en a pas, j’ai rien fais moi c’est de la peinture abstraite que j’ai ensuite scanné c’est tout”. Mais maintenant lui aussi ne voit plus que ce visage.
Au fil des mois je me suis rendu compte qu’Olympia n’était pas la seule a voir un visage sur cette pochette, on me fait plus ou moins régulièrement la remarque quand on me parle de Son D’Automne. Je pense que ce billet mérite d’être envoyé à TF1, ils en parleront peut-être dans une de leurs émission sur le paranormal (grand moment récemment avec Ophélie Winter qui tente, tant mal que pire, d’expliquer ce qu’elle ressent quand elle croise des esprits chez elle, merci TF1 pour ces moments de bonheur intense).
En tout cas, la vérité est ailleurs.

