Textes Son D’automnes

Pour ceux qui n’ont pas le magnifique objet réalisé par Nemo/Omen Graphizm entre les mains, j’ai ajouté les 7 textes de Son D’Automnes dans la section dédiée.

Pour ceux qui n’ont pas le magnifique objet réalisé par Nemo/Omen Graphizm entre les mains, j’ai ajouté les 7 textes de Son D’Automnes dans la section dédiée.

prod : Nemo
Scratchs : DJ Cori
Et aussi :

Prod : Nemo
Et aussi :

Gwenzel, Dreyf & Nubi – J’reste à l’écrart
Mon pote Gwen m’annonce il y a quelques jours que le morceau est dispo sur cette compile, c’est l’occasion de le partager avec vous. Bonne écoute !

Que dire, si ce n’est que s’il y avait un classement des meilleurs webzines/fanzines/magazines Rap, abcdrduson.com serait forcément numéro 1. Je vous laisse apprécier le boulot colossal fait autour de ce dossier : à lire, imprimer et classer dans vos archives comme un vieux numéro de Radikal plein de nostalgie. Bon, maintenant faut que je sois dans le prochain classement. Rendez-vous dans 20 ans !
Messieurs, pour votre site et pour votre taf, je dis bravo.

Rassurez-vous, dreyf.com ne se transforme pas en blog de chroniques ciné/musique, je n’en ai ni l’envie ni le talent journalistique. Par contre, le ciné, c’est une grosse part de ce qui va m’inspirer à écrire des morceaux et récemment, j’ai reçu une grosse dose d’inspi dans la gueule.

En quelques mots, c’est l’adaptation d’un bouquin de Cormac McCarthy (le mec qu’a écrit No country for old men, qui a aussi été adapté en film, par les frères Cohen). La planète est morte depuis maintenant dix ans, on ne sait pas trop pourquoi, guerre nucléaire, catastrophe climatique, en tout cas c’est pas la joie. La plupart des survivants sont devenus des barbares sanguinnaires. Imaginez le Soudan en 2009, à échelle planétaire et sans le soleil. Raffles, meurtres, viols et cannibalisme sont monnaie courante. Un père et son fils avancent sans réel but si ce n’est celui de survivre et de “porter le feu”. On va y revenir.
Il y a deux choses dans ce film qui m’ont fait cogiter. Un peu comme pour District 9, j’ai trouvé ça flippant de crédibilité dans la fiction. Je me suis dis tout du long “si ça devait arriver, y a de fortes chances pour que ça se passe exactement comme ça”. Ensuite je me suis posé une autre question : “est-ce que moi, je porterais le feu ?”
Parce qu’on s’imagine tous géniaux face à l’adversité, héroïques, la veuve, l’orphelin, ok. Mais franchement ? C’est une question à laquelle je ne pourrai pas répondre. Exemple : on est tous plus ou moins au courant de ce qui se passe un peu partout dans le monde, on est très peu à en avoir franchement quelque chose à foutre. On aimerait bien hein. Mais je connais personne qui est parti faire de l’humanitaire au Darfour récemment.
C’est sûrement pour ça que je fais très peu de “politique” dans mes morceaux. Parler des tibétains avec un tant soit peu d’intégrité, dans un studio que j’ai payé 20€ après avoir tappé un grec à 5€ juste avant de rentrer chez moi allumer ma X-Box, j’y arrive difficilement. Chacun mène sa barque du mieux qu’il peut, pas de procès d’intention ici, le truc c’est simplement d’être cohérent avec les choix de vie qu’on fait.
En tout cas j’espère porter le feu, propager la bonté même si c’est désuet et que l’on vit dans un monde où ce genre de déclaration peut sembler cul-cul et naïve. Surtout, je ne pense pas avoir besoin d’attendre l’apocalypse pour le faire, La route c’est juste une caricature exacerbée du monde dans lequel on vit, une version de ce que pourrai être notre réalité. Mais une caricature ne fait qu’exagérer les traits d’une chose qui existe déjà.
“So, do you carry the fire ?”
P.S. Non, tous les films ne me mettent pas dans un état pareil, je vous rassure.

Quand les Black Keys (groupe de rock un peu blues) et Damon Dash bossent sur un projet fusion Rap/Rock, ça ne donne pas ça. Toujours cette fameuse avance que les states ont sur nous. Mais je pense que c’est surtout en terme de Passion qu’ils nous coiffent au poteau. Si vous n’avez pas eu l’occasion de regarder les vidéos making-of du projet, faites le, c’est simplement kiffant de naturel, de plaisir et de qualité.
Avec le très peu de recul que j’ai après l’avoir saigné pendant un peu plus d’une semaine, il y a juste On the vista de Mos Def et Telling me things de RZA que j’aime pas. Je suis pas au taquet sur Dollaz & sense nonplus, Pharoah Monch est en petite forme je trouve (par contre la vidéo de son enregistrement est une des plus sympas), mais la prod défonce. D’ailleurs toute l’orchestration témoigne d’une sacrée maîtrise, complètement ma came de bout en bout.
Au micro, la surprise vient de là où je l’attendait le moins : Jim Jones, pour peu qu’on ne soit pas allérgiques à sa nonchalance, lâche deux très bons couplets, il a vraiment mûri son truc. NOE et le running gag autour de sa ressemblance avec Jay-Z, fait mouche je trouve, je crois même que je préfère ses deux sons à tout ce qu’a pu faire Jay-Z depuis allez, 3 ou 4 ans. Nicole Wray habille bien les morceaux à défaut d’avoir une vraie emprunte vocale et les autres font le taf en s’en sortant très bien. Un des meilleurs projets que j’ai écouté depuis un moment, et ça donne pas mal d’idées pour la suite et pour mes propres morceaux.
Artwork signé Djigui, qui participe à la réalisation du clip.
Parce qu’il faut soutenir les confrères qui font ça bien.